Cercle Lutétia

27 juin 2011

L'origine de LA Civilisation :

Partie 2


Partie 3


Partie 4


Partie 5


Partie 6

 

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22 novembre 2010

Petit compte-rendu du cercle Lutétia du dimanche 21 novembre :

Le Cercle Lutétia a débuté dimanche 21 novembre son cycle d’études de l’année par une approche générale des raisons pour la Monarchie, éternelles et contemporaines. 

En effet, les raisons de notre royalisme plongent leurs racines dans l’histoire politique et nationale mais aussi dans l’étude des réalités contemporaines, au-delà des idéologies dominantes. 

La comparaison des régimes politiques français sur le long terme est un argument fort pour la Monarchie, mais pas forcément suffisant dans le cadre du combat politique, souvent plus « immédiat » et plus concret : « les rois ont fait la France » est une formule dont la véracité n’échappe à personne aujourd’hui. Mais ce sont d’autres arguments, parfois « éternels » ceux-là aussi, qui marquent plus nettement les esprits : la transmission héréditaire de la magistrature suprême de l’Etat fonde et permet l’indépendance de l’Etat souverain, car la naissance, contrairement aux élections, ne s’achète pas et ne dépend pas des puissances susceptibles de financer des campagnes électorales de plus en plus coûteuses. 

La Monarchie rend aussi possible, par son mode de transmission, l’unité du pays, au-delà des différences respectées et respectables, provinciales, professionnelles, religieuses ou politiques, et au-delà des générations qui se suivent et qui, chacune, sont marquées par leur mode de vie et de pensée propre.

Mais il y a des arguments qui sont, aujourd’hui, plus parlants peut-être encore, comme le fait que l’inscription dans le temps de la Monarchie, à travers les rois qui se succèdent de père en fils, permet une longue mémoire et impose au monarque de se projeter le plus loin possible dans l’avenir : cela fait du roi une personne d’Etat plus concernée encore que les autres (qui occupent des sièges parlementaires ou ministériels, par exemple) par les problèmes de préservation environnementale et planétaire…

De plus, à l’heure où l’austérité frappe notre société comme les autres sociétés européennes, la Monarchie apparaît désormais d’un moindre coût par rapport à la présidence dispendieuse d’un Nicolas Sarkozy : l’entretien de la Monarchie britannique, par exemple, coûte 75 centimes d’euros au contribuable britannique tandis qu’elle rapporte au pays environ 600 millions d’euros chaque année ! 

Toutes ces raisons et beaucoup d’autres encore seront développées lors des prochaines séances du Cercle Lutétia

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07 novembre 2010

Les causes d'un effondrement :

 

chuteempireLe cosmopolitisme a joué son rôle dans la décadence romaine. Nous avons des exemples analogues aujourd’hui avec les grandes Capitales d’Europe et d’Amérique qui sont envahies par ce qu’on appelle le tiers-monde, qui n’est autre que les pauvres des anciennes « provinces » des empires coloniaux de naguère.

La trop grande extension de l’empire romain n’eût sans doute pas été un facteur de désagrégation si ses gouvernements, et particulièrement ses empereurs n’avaient été de moins en moins capables au fil des années. Fut un temps où il y eut deux empereurs, puis quatre, simultanément, qui se partageaient le travail, chacun le faisant assez mal, du reste.

Enfin le christianisme a fortement contribué à l’effritement et au trépas des institutions. Il a frappé de paralysie le monde païen (ou athée), il a tué la civilisation antique pour mettre à sa place, après plusieurs siècles de convulsions, une autre civilisation fondée sur une autre morale. Les catacombes du temps de Domitien ont été des galeries de taupes creusées à petit bruit sous l’empire romain et qui ont fini par causer son effondrement.

En dépit de tout, l’empire romain a été une des constructions politiques les plus durables. Il lui est arrivé ce qui arrive inévitablement aux empires qui ont soumis par la force et soudé administrativement un certain nombre de nations hétéroclites autour de ce qu’on pourrait appeler un noyau conquérant. Les entités politiques fabriquées de la sorte sont forcément animées d’un mouvement centrifuge, lequel n’attend que le moment propice pour se produire, ce qui prend parfois plusieurs siècles mais a toujours lieu. C’est leur grande différence avec les patries qui se forment lentement et pour ainsi dire parcimonieusement plus par consentement mutuel que par contrainte, même si parfois il faut des guerres pour y parvenir.

Ce qui fait la fragilité des empires, y compris l’empire romain, est qu’ils sont des sociétés et non des familles.

Or les sociétés sont fragiles : elles s’éteignent quand leurs membres ne croient plus en elles, en leurs principes, en leur religion, en leur légitimité, donc en leur avenir.


Jean DUTOURD

 

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